Fiona McIntosh France

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 Agenda caché

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Layne
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Livre : The Desert Spear - Peter V Brett

MessageSujet: Re: Agenda caché   Sam 16 Aoû - 1:24

Agenda caché

L’auteur peut insister sur le fait qu’elle écrit uniquement pour ces stimulations, mais il y a toujours de sérieux thèmes sous-jacents qui sont ancrés dans tout Percheron. Le principal sujet sous-jacent est centré sur les dures conséquences de faire ’la bonne chose’ : comment des actions qui semblent nuisibles vont au contraire produire d’énormes pots de vin positifs ; et comment la souffrance et le sacrifice que vous expérimentez personnellement sur le moment vont atteindre des buts pour le bien de la plupart des gens. Dans une récente interview (SFX Magasine) Sandy Auden a fait cette observation, ce qui m’a fait réfléchir. Je crois sincèrement que quand j’écris mes histoires fantasy - ou même mes policiers ou mes livres pour enfants - je n’ai pas d’agenda. Ma philosophie pour les romans est que l’histoire est reine. Tout le reste suit, et il en résulte une histoire addictive, imprévisible et charmante. Il ne m’est jamais venu à l’idée que je pourrai essayer de sous-tendre un message subtile dans une histoire, c’était donc une observation intrigante. Ai-je un sujet sous-jacent? Je peux toujours répondre par la négative absolue… mais peut-être que l’argument de Sandy veut dire que même si je n’expose pas les thèmes présents, ils émergent quand même. Dans Royal Exile, il y a de la souffrance et il y a du sacrifice - aucun doute là-dessus. Et si je considère l’un des aspects de la vie qui me donne des leçons, est comment certains dans l’histoire du monde ont trouvé le courage de faire des sacrifices remarquables afin d’en faire bénéficier tant d’autres. L’histoire de Paul Cartledge Thermopylae est l’une de ces récits entièrement fascinants sur les temps anciens où très peu de gens faisaient la différence et changeaient le cours de l’histoire. Si les Perses avaient écrasé l’Ouest tout en dirigeant l’Est, cela aurait été mal mais c’est un autre débat. Mais 300 Spartes ont retenu la force de l’Empire Perse et leur courage inébranlable a donné aux Grecs le temps de rallier leurs forces pour finalement envoyer l’emballage de l’Empereur Xerxès. Seuls deux Spartes n’ont pas péri. Cela rend le tout encore plus poignant parce que les 300 hommes savaient qu’ils scarifiaient leurs vies pour le reste des Grecs avant même qu’ils ne fassent éruption de ce petit col pour s’engager à l’ennemi. Mais ils étaient préparés pour mourir en pleine bataille coûte que coûte. Pendant ma lecture de ce fabuleux et passionnant livre, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à leurs épouses, mères, sœurs. Et je pense qu’à travers les siècles, les plus gros chagrins, les courages les plus profonds et les sacrifices les plus intenses ont été subits par des mères. Avant de devenir mère, il est très difficile de comprendre pourquoi votre propre mère se fait autant de soucis pour vous. On dirait tout le temps qu’elle ne fait que vous embêter ; et là vous devenez mère et vous commencez à comprendre l’essence de la peur. Je me trompe peut-être mais je pense que c’est le moment qui définit la vie d’adulte - quand vous devenez parent, on n’a plus de vie égoïste et soudain quelque un de plus important que vous ou votre conjoint compte plus que tout. Je pense que c’est seulement quand vous ressentez de l’anxiété pour quelque un d’autre que l’humanité montre sa réelle nature, et rien ne peut être plus exposé ouvertement que ce qu’une mère ressent pour son enfant. En général, il n’y a rien qu’elle s’empêcherait de faire pour assurer le bien-être de son enfant. Rien. (Je suis sure qu’on peut dire la même chose pour les pères. Je parle des mères comme exemple) Je ne suis pas une maman’ de nature. Je ne vais pas être gaga devant les bébés des autres, je n’ai pas un instinct nourricier et je suis loin de la mère collante. Et est arrivée une paire de garçons - en même temps - et je n’ai jamais ressenti pareille chose qu’au moment où j’ai posé les yeux sur mes enfants. Il y avait cette profonde et immense vague de quelque chose. Je ne veux pas appeler ça de l’amour - parce que c’est trop simple et vous pouvez arrêter d’aimer aussi facilement que tomber amoureux. Non, c’est tellement plus parce que ça avait l’air de se passer au fond de mon âme. En fait, personne d’autre à ce moment ne pouvait ressentir ce qu’il m’arrivait pendant cette scène d’accouchement parce que j’étais en train de subir un évènement de transformation. Depuis la seconde où j’ai tenu ces deux paquets, ma vie changea. soudain rien… je veut dire que franchement rien ne pouvait jamais compter autant qu’eux pour moi. C’était autant chimique que physique. Je n’ai aucun contrôle là-dessus. Maintenant cela semble évident, mais j’ai besoin d’aller au-delà, et la plupart de nous les filles le feront, pour comprendre les implications et répercussions que tout cela comprend. Si vous êtes maman, vous le savez déjà. Et en considérant cet aspect d’être une femme, je pense que j’ai toujours su ce qui a motivé Herezah à Percheron par exemple. Oui, elle était intrigante, manipulatrice, cruelle, mais je la comprenais. Elle aurait pu être un femme bien mais j’ai bien sûr compris ce qui la motivais. Au plus profond d’Herezah, se trouvait une mère prête à tout pour protéger son fils, tout d’abord de la mort puis des forces/contrôles extérieurs. Et elle le faisait depuis l’étouffante prison d’un harem. Je l’ai plutôt admirée, malgré tous ses horribles agissements. Et dans Royal Exile on voit une situation identique de la souffrance des parents - une mère en particulier - dans le but de protéger son enfant. Le Reine Iselda est très courageuse malgré l’énorme pression et la cruauté. La seule raison qui lui permette de surmonter ce désespoir est son besoin de s’assurer que ses enfants la survivront. Tous les moyens sont bons. Cette notion de ‘pour le bien mieux’ à laquelle Sandy se réfère, est cependant mieux captée par un seul personnage dans Royal Exile. Je ne veux ‘spoiler’ personne alors je ne nommerais pas encore ce personnage mais cette personne a dû négocier un chagrin considérable, une peur permanente et un dégoût de soi autant que la haine de n’importe qui d’autre, parce qu’il/elle sait que ce qu’il/elle est en train de faire peut tuer quelques personnes en cours de route mais finira par sauver des milliers et des milliers d’innocents. Il y a une scène particulièrement choquante où le désespoir du sacrifice de quelque un est affreux à regarder mais en tant que lecteur vous pouvez voir pourquoi cette mort est nécessaire. C’était atroce à écrire. Je n’aime pas me servir du mot ’moyen’ » parce que je ne planifie pas mes livres et donc je ne suis pas assez préparée pour avoir un ’moyen’ qui pourrait m’aider à passer un obstacle ou bouger adroitement le scénario d’une partie de l’histoire à la suite. Je ne suis seulement pas autant organisée! Mes livres sont un peu comme la vraie vie - ce qui arrive, arrive. Oui, j’ai eu une chance de retourner en arrière et réécrire certaines parties mais, mon éditeur vous dira, nous n’avons pas changé une miette de l’intrigue dans aucun livre à part dans l’Âme. Je n’ai l’intention de punir aucun personnage. Cela arrive. Et je pense que dans ce regard il y a beaucoup de vie et même si je n’ai jamais pensé avoir des thèmes sous-jacents dans mes histoires, Sandy a soulevé qu’aucun auteur - même ceux d’entre nous qui tissent de la fiction populaire - ne peut échapper au fait que nos histoires reflètent toujours de la vie… même si c’est souvent quelque chose de plus gros que la vie. Les écrivains s’inspirent toujours leurs propres expériences. Et plus un écrivain fouille profondément ses propres émotions et subconscient, plus riche est l’expérience pour le lecteur. Je suis une mère. Il n’y a rien que je ne ferai pas pour protéger mes enfants. Dans une perspective plus large, je soupçonne qu’il y a très peu de sacrifices auxquels je ne serai pas préparée pour protéger tous ceux que j’aime. Je pense que nous partageons tous cette particularité parce que nous sommes humains. Et franchement… mes livres parlent essentiellement de ça . Être humain, avec toutes les fragilités mais aussi les forces qui rendent les histoires de lutte humaine si fascinantes. Royal Exile est une lutte humaine du début à la fin et sans aucun doute l’écho des histoires de la civilisation. Peut-être qu’après tout il y a un sujet sous-jacent. J’espère que vous aimerez. F

Fionamc le 5 Août 2008 10:19:11

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Come, alone and alive
You're afraid but that's not what I asked
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Dernière édition par Layne le Lun 18 Aoû - 19:14, édité 1 fois
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